16 décembre 2008

Le piège du travail dominical libéralisé : mais à qui profiterait-il donc ?

dimanche-web.jpgHumaniste traditionaliste à la recherche d’une sagesse fraternelle et mesurée, Georges Duhamel écrivait : « Le dimanche n'est pas un jour normal, physiologique, c'est un hiatus, une solution de continuité dans la trame des jours vivants ». Septième jour de la semaine dans le calendrier civil, le dimanche a toujours été une journée privilégiée. Ce temps de repos dominical et laïc constitue en effet une coupure ressentie par une majorité de personnes comme vitale : indispensable à l’équilibre physique et mental ainsi qu’à l’épanouissement de la cellule familiale.
S’il est évident que travailler le dimanche est nécessaire dans certaines professions de service, sa généralisation ne constituerait sûrement pas un progrès pour notre société. Au contraire, une régression sociale de plus et une avancée supplémentaire vers l’assimilation de l’être humain à un outil de production focalisé sur sa performance et négligeant son bien-être. En raccourci, à une personne-machine. Car la machine n’a pas besoin de repos et on est capable d’augmenter sans cesse son rendement…
Possibilité illusoire d’accroître ses revenus, cette disposition, en débouchant sur davantage de services disponibles le dimanche, profiterait essentiellement à ceux qui bénéficient de plus de temps libre, d’une plus grande souplesse d’organisation et de revenus plus élevés, et qui ne sont pas épuisés par leur activité professionnelle. En un mot, les déjà nantis. Tandis que les autres se fatigueraient encore un peu plus, perdant de surcroît leur repère dominical et leur équilibre familial. Notre président hyperactif veut donner l’impression de pouvoir travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Mais pendant combien de temps ? Et qui donc veut le suivre ? Arrêtons cette course folle qui nous conduit à notre déshumanisation, partant à notre perte. Travaillons mieux pour vivre plus, et non pas plus pour vivre moins.

Stéphane GAYET, conseiller municipal MoDem

09 décembre 2008

Il était devenu impératif de s'affranchir de "HoenheimDemain"

gayet-bayrou.jpgDans l’édition des DNA du 23 novembre, Marielle Geoffroy annonçait qu’elle quittait mon groupe municipal pour créer le groupe « Hoenheim à venir » avec Stéphane Bourhis et Albert Wirtz. C’est l’occasion de m’affranchir de l’appellation « HoenheimDemain », pour renommer mon groupe « Mouvement démocrate », le nom du parti centriste. Cela devrait mettre un terme à dix mois de différend, tant à propos de l’ouverture très décriée de ma liste électorale sans étiquette, que de l’utilisation du vocable HoenheimDemain, conçu en 1995 et défendu par Alfred Steiner et Alain Joly, puis revendiqué en 2008 par l’UDF Jean-Paul Leonhardt. Ainsi, le démocrate que je suis siégera désormais seul au conseil municipal sous les couleurs du MoDem, le parti centriste indépendant et humaniste qui a succédé à l’UDF, où je milite librement et activement et dont je suis conseiller départemental et conférencier national. Pour la plus grande transparence concernant mon choix politique sans aucune équivoque ni compromis.

Stéphane GAYET, conseiller municipal MoDem

07 décembre 2008

L’économie ne se bricole pas : où sont passés nos économistes ?

Le plan de relance de 26 milliards d’euros : un effet d’annonce de plus, porté par d’importants efforts et moyens de communication. Mais d’où vient l’argent et où va-t-il ?
D’où ? les caisses de l’Etat sont vides et cet endettement supplémentaire va encore creuser davantage le déficit public qui n’en avait pas besoin. De l’audace, dira-t-on, pour stimuler la croissance : on nous annonce que le taux de croissance de 2009 va s’en trouver augmenté de un pour cent. C’est en réalité peu crédible.
sarko-35h-web.jpgOù ? ces dépenses supplémentaires vont essentiellement favoriser les secteurs industriels et bancaires, alors que les consommateurs de base n’en verront que des miettes. Les investissements d’Etat sont privilégiés par rapport aux mesures susceptibles de faire redémarrer la consommation des ménages.
sarko-dsk-cours.jpgLa crise est là, certes. Elle a aussi bon dos. On regrette l’époque où la France avait une vraie politique économique : à la fois plus lisible, plus stratégique, plus coura-geuse, plus équilibrée et plus équitable. Cette politique actuelle n'a pas de dimension sociale. L’ouverture à gauche de notre président est un trompe-l'œil.

Stéphane GAYET, conseiller municipal