07 décembre 2008
L’économie ne se bricole pas : où sont passés nos économistes ?
Le plan de relance de 26 milliards d’euros : un effet d’annonce de plus, porté par d’importants efforts et moyens de communication. Mais d’où vient l’argent et où va-t-il ?
D’où ? les caisses de l’Etat sont vides et cet endettement supplémentaire va encore creuser davantage le déficit public qui n’en avait pas besoin. De l’audace, dira-t-on, pour stimuler la croissance : on nous annonce que le taux de croissance de 2009 va s’en trouver augmenté de un pour cent. C’est en réalité peu crédible.
Où ? ces dépenses supplémentaires vont essentiellement favoriser les secteurs industriels et bancaires, alors que les consommateurs de base n’en verront que des miettes. Les investissements d’Etat sont privilégiés par rapport aux mesures susceptibles de faire redémarrer la consommation des ménages.
La crise est là, certes. Elle a aussi bon dos. On regrette l’époque où la France avait une vraie politique économique : à la fois plus lisible, plus stratégique, plus coura-geuse, plus équilibrée et plus équitable. Cette politique actuelle n'a pas de dimension sociale. L’ouverture à gauche de notre président est un trompe-l'œil.
Stéphane GAYET, conseiller municipal
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02 décembre 2008
La raison de la fermeture des commentaires
Pourquoi ai-je donc décidé de fermer les commentaires de ce blog ? L’un des intérêts du blog par rapport au site internet classique est en effet, entre autres, d’offrir une tribune aux internautes par le moyen de commentaires libres auxquels on peut répondre, mais moyennant tout de même une modération qui est indispensable.
Or, depuis plusieurs mois, avec une intensification récente, ce blog a surtout servi de moyen de m’attaquer directement et publiquement (mais toujours de façon masquée), dans le but non avoué (sauf oralement par certaines personnes imprudentes) de me faire démissionner de mon poste de conseiller municipal. L’habileté et la ténacité de ces offensives (s’ajoutant à d’autres types de manœuvres savamment organisées et orchestrées), ayant manifestement pour stratégie de chercher à m’affecter, me faire douter de mon crédit et partant me déstabiliser, doivent être soulignées. Elles procèdent de méthodes, relevant de la manipulation et du harcèlement moral, qui évoquent les pratiques de certains courants politiques que tous les démocrates humanistes dénoncent et condamnent avec la plus grande force. Pour conforter cette analyse que bien d’autres observateurs ont partagée avec moi, la valeur effectivement très faible du ratio « nombre de commentaires offensifs sur le nombre total de visites » est, d’après certains spécialistes, un indicateur objectif d’instrumentalisation de l’outil commentaire dans le but de nuire de façon ciblée.
Dans ces conditions, je n’avais pas d’autre option que de fermer les commentaires, car l'étalage de ce vain acharnement était à la fois affligeant et sans intérêt pour les internautes animés de bonnes intentions. J’espère bien sûr pouvoir plus tard les ouvrir de nouveau. Si je dois aujourd’hui reconnaître mes erreurs de début d’année, j’affirme mon ardeur et ma détermination présentes.
Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné ?
J’étais justement bien accompagné samedi après-midi par l’un des aînés du conseil du même nom, pour donner de mon temps et de mon énergie à la collecte de la banque alimentaire. Tous les records ont été battus, ce qui montre que, en cas de crise économique, la solidarité peut augmenter, comme je l’évoquais dans une note précédente. Terminons donc sur une tonalité optimiste et en même temps plus hoenheimoise.
Stéphane GAYET, conseiller municipal
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28 novembre 2008
L'essence de la fracture du groupe HoenheimDemain
Dans les DNA de dimanche 23 novembre, l’article, annonçant la décision de Marielle Geoffroy de se démarquer du groupe municipal HoenheimDemain pour créer son propre groupe dénommé « Hoenheim à venir », mentionnait que « La brouille entre Marielle Geoffroy, sans étiquette, et le centriste Stéphane Gayet ne viendrait pas d’une divergence de fond. » En vérité, beaucoup de personnes ont compris le contraire. Dans notre liste électorale d’ouverture, j’étais l’un des seuls, avec Albert Wirtz, à être affilié à un parti politique, en l’occurrence l’UDF. Je me suis nettement déclaré et affiché comme militant du parti centriste, dont j’ai défendu les valeurs et continue à le faire, ce qui n’a pas toujours coulé de source. Le dossier des gens du voyage arrivés et installés à la Vogelau en est une illustration. Et c’est justement cet événement local, avec ses rebondissements dans la presse et ses réactions sur notre blog, qui a amorcé la scission. Car, à la suite de la publication de ma note concernant ces occupants temporaires d’un terrain privé de Schiltigheim à la Vogelau, j’ai subi de violentes attaques par voie de blog, dont les traces sont encore visibles dans les commentaires archivés. Bon nombre de ces attaques, anonymes bien sûr, étaient nettement empreintes de préjugés, d’intolérance, d’exclusivisme, de ségrégationnisme et d’hostilité radicale vis-à-vis de ce type de communauté. L’un des commentaires m’a même fourni un lien vers un site d’extrême droite. Or, je me suis retrouvé bien seul dans ma tentative d’apaiser cette affaire sensible qui a joué le rôle de révélateur et de déclencheur. L’événement critique a dévoilé certaines propensions incompatibles avec mes convictions profondes. Après, que l’on me reproche de faire « cavalier seul » n’est pas fait pour étonner. La fracture s'était produite, la rupture devait suivre.
Stéphane GAYET, conseiller municipal
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